LE CASERNEMENT

Regroupé au centre du fort, le casernement se compose de deux casernes séparées par une allée (« la rue ») longue de plusieurs dizaines de mètres. Elle dessert en tout 28 chambrées réparties sur deux niveaux où logeaient les simples soldats et les officiers.
A l’origine, cette rue était à ciel ouvert mais en 1914 afin de parer à toute attaque éventuelle d’obus-torpilles, elle est couverte de rails de chemin de fer et d’une couche de terre. Ces travaux constituent la principale intervention réalisée sur le fort en vue de le moderniser et de renforcer la sécurité des soldats et des armes qu’il abrite.

LE FOUR À PAIN

Le pain était indispensable à la composition de la ration journalière du soldat. On en distinguait plusieurs sortes : le pain de guerre (pain de longue conservation fabriqué avec des farines spéciales), le pain de munitions (pain rond destiné aux soldats comprenant un mélange de seigle et de froment) et le pain de soupe, genre de pain mollet, fourni par l’ordinaire.
Au fort du Mont-Bart, un four à pain de marque Lespinasse complète ainsi l’équipement des cuisines. Ce modèle de four est très rare dans les forts : il utilise en effet deux systèmes de combustible pour chauffer la sole, le bois ou le charbon. Cet équipement demandait une surveillance constante. En cas de panne ou de destruction, deux fours de rechange en tôle étaient disponibles. Une fournée permettait de préparer 300 rations, soit 150 pains ronds de 1,5 kg. La garnison pouvait en effet compter jusqu’à 700 soldats. Le pain était distribué pour plusieurs jours et pour assurer sa conservation, il était placé sur des planches suspendues au plafond afin de le mettre à l’abri des rongeurs. La paneterie où se faisait la distribution du pain, se trouvait à l’entrée du fournil. Ce four, après avoir bénéficié de quelques réfections, est toujours fonctionnel.