LES CASEMATES OPTIQUES

Les moyens de communication à l’époque de la construction du fort se restreignent à l’époque de la construction du fort se restreignent à celui de la transmission par pigeons voyageurs et du télégraphe optique. En 1886, une décision ministérielle place le fort au centre des communications de la zone sud, il est classé réseau de commandement pour la correspondance optique et électrique avec les autre forts. A cette fin, deux casemates sont aménagées dans des traverses sous-abri pour accueillir le poste et les « sapeurs », des militaires chargés d’envoyer et de décrypter les messages. La casemate nord permet de communiquer avec les forts du Mont Vaudois (Héricourt), du Salbert (Belfort) et Lachaux (Montbéliard). La casemate sud est en lien avec les forts du Lomont, de la Dame Blanche (Besançon-forêt de Chailluz) et la Batterie des Roches (Pont-de-Roide). Le télégraphe optique permet ainsi d’établir des liaisons avec des forts situés jusqu’à 70 km de distance, de jour comme de nuit, exception faite par temps de brouillard.

L’équipement se présente sous la forme d’un simple coffret de bois contenant une lampe à pétrole, des lentilles concentrant le faisceau lumineux, un obturateur manipulé par l’opérateur, et une lunette pour capter le correspondant. Le système repose sur l’utilisation d’une source lumineuse (qu’elle soit naturelle comme le soleil ou artificielle : lampe à acétylène, à pétrole) combinée à celle de lentilles et de miroirs permettant de concentrer les rayons lumineux en un faisceau. Ce dernier est produit à l’aide d’un obturateur. Un code convenu à l’avance permet de déchiffrer les messages envoyés. La réception se fait à l’aide d’une lunette. Les gaines de transmission aménagées à l’époque sont toujours visibles comme l’accès à la cheminée de l’héliostat qui conserve son échelle pour installer l’appareil au sommet de la casemate. Une cloison de briques délimite dans la casemate sud l’espace qui était affecté aux cages des pigeons, prévus en support au système. Le télégraphe optique est employé jusqu’à l’avènement du télégraphe électrique, remplacé plus tard par la TSF et enfin par le téléphone.